La ''reconstruction'' d'une équipe (vue d'un businessman...)

par jon8

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jon8
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Inscription : 15 avr. 2017, 00:26

25 nov. 2017, 01:17

Diantre, j'en suis à partir un topic sur le hockey. Je m'en veux déjà...

Bon, je me pardonne parce que j'ai un angle un peu particulier: celui du gars d'affaire.

De toutes les conneries que j'entend et que je lis sur les déboires de la sainte flanelle cette année, la plus débile à mes oreilles c'est le fameux buzz de la ''reconstruction''... Ce soit disant coup de baguette magique qui peut *enfin* changer la donne, chez une équipe sportive pro traversant les misères du désert.

À mon avis, pas-humble-pentoute, le concept même de reconstruction ne résiste pas à l'analyse la plus élémentaire, business-wise. Surtout pas dans la NHL, surtout pas pour le Canadien de Montréal.

En 3 points:
  • Le proprio, la haute direction, tous ces gens ne peuvent -en aucun cas- annoncer au grand jour une telle ''stratégie'' aux employés (y compris les joueurs). Tu ne peux pas ordonner à des gens de mal faire leur boulot, consciemment, sur une aussi longue durée (requise pour avoir un effet). C'est downright impossible. Quelqu'un va lâcher, quelque part, et décider de vouloir gagner (!!). Au minimum, ça va câlisser une déprime de tous les diables dans la cabane. C'est intenable. C'est d'autant plus ridicule que dans ce monde où le roulement de personnel est intense, les stats personnels font et défont des fortunes et des contrats juteux. Chacun pour soi, je dirais. ''M'a compter des buts si j'veux, coliboire!'' kind of shit... Ça d'la misère à être solidaire pour viser la victoire,
    imaginez pour perdre sur une année ou deux... Plus absurde que ça, tu chausses des patins dans un film de Buñuel.
  • Deuzio, tout n'est que loterie, dans la NHL en 2017. 31 équipes, le staff global dilué comme jamais... Les prospects qui sont des coups de dés... Les blessures qui brassent les cartes à tout moment dans une saison... L'impossibilité absolue de deviner qui sera le gagnant de la coupe Stanley, même à 2 pour 1... ''Tout peut arriver'' n'a jamais été aussi réel. Impossible de prévoir 2 mois d'avance, imaginez 5 ans... Faire autant de sacrifices (voir point 1) pour laisser autant au gré du hasard ? Aucun sens.
  • Finalement, le marché Montréalais. Comment c'est possible de vendre ce concept utopique de reconstruction? Des cônes oranges? Des billets au rabais? Des hot dogs à une piasse? C'est pas le pont Champlain, sacrament... Tu peux pas dévier le traffic pendant 3 ans ''Merci de votre patience cher fan, veuillez utiliser les Alouettes ou l'Impact pour le moment, de retour sous peu, désolé des inconvénients''.... Business-wise, tu peux pas risquer des années de capital sympathie, de branding, pour *peut-être* gagner la grosse Coupe. Pis la grosse Coupe, justement, elle va donner quoi, au juste? Une free pass pour un autre 25 ans de paix? Bin voyons! DÈS le mois de septembre suivant, ça va crier dans les chaumières si ça perd des matchs préparatoires. Pire! Ce sera l'équipe championne! Aucune marge d'erreur. Tout à recommencer!


Bottomline, l'idée même du ''tankage'' et de la ''reconstruction'' n'est remotely possible que si ça se fait en douce. C'est à dire que sans se forcer pour perdre, on ne se force juste plus pour gagner.... Nuance, encore une fois, débile. Non seulement ça va se sentir, mais en plus ça va faire un half-cooked result. Scuzez mon thaïlandais. Tu veux le premier choix, non ? Tu veux pogner le McDavid qui arrive une fois par 20 ans et qui va te garantir au moins une coupe, n'est-ce pas? McDavid garanti bien au moins une coupe, right? RIGHT?!

My point, precisely.

Ch'pense que les médias qui couvrent le CH prennent plus qu'une micro-dose de LSD le matin avant le boulot. Faudra surveiller ça les boys, ça commence à être gênant.

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25 nov. 2017, 10:29

Je ne trouve pas que tu parles beaucoup de ta business mais plus en termes techniques bon mais c'est ton secteur aussi, votre niche, votre créneau.

Côté management et stratégie d'entreprise tu as pas mal raison pareil. Nous les diplômés en administration, on connaît les concepts associés à tout cela.

Pour la ''reconstruction'' ? C'est un cliché du hockey. Pour le fameux plan quinquennal cela fait penser aux soviétiques du temps. Mais vous savez les journalistes sportifs sont des diplômés souvent en sciences humaines autres que l'administration.

Celui qui parle toujours de ''tankage'' ? C'est un traducteur mais qui aurait voulu faire carrière dans le monde du hockey et qui a été dépisteur pour son plaisir personnel et avec le blogue s'est fait remarquer par la LHJMQ, ok go, tu y vas. Mais cela n'a pas duré. Il est plus devenu un chroniqueur lui-même le ''snake''.

Tu veux parler business chez le CH ? Va voir France Margaret Bélanger qui est avocate d'affaires en partant mais qui a poursuivi à HEC Montréal pour être encore plus business.

http://www.embamcgillhec.ca/blog/2015/0 ... emba-2015/


L'article n'est pas disponible mais c'est elle.

Perso, je prends plus pour les joueurs que l'organisation et je peux avoir prendre parti pour des intellectuels du temps et qui eux voulaient révolutionner et cela peut fonctionner sauf que le milieu est réactionnaire.

Pas le tien , mais le tien est de niche et spécialisé et parfois un peu snob.

Alors que Cantin est vraiment kétaine lui tout comme Laporte mais ne sont pas méchants du tout, c'est juste que Cantin ne pose pas les bonnes questions.

Bergevin n'a pas de bonnes réponses car dans la LNH, on est encore avec les diplômés du bord de la bande. Et c'était dénonce dès le début des années '70. Par contre, les plus jeunes qui entrent deviennent nombreux à être des diplômés ou du moins qui sont passés par l'université, coachs ou DG.

Les journalistes ? Ils sont pas formés ni en éducation physique, ni en administration et ne sont pas si nombreux a avoir été des athlètes ou sportifs de bon niveau. Ronald King avait joué mais pas si haut mais quand même en France au hockey. Geoff Molson a joué universitaire.

Pour les connaissances en administration et en économie ? Elles sont pas mal nulles dans les médias québécois de masse.

On avait à une époque la Revue Commerce, c'était un plaisir de lire cela.

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25 nov. 2017, 10:43

Page 16, en 1983, le point de vue d'un intellectuel du hockey sur glace, pas un technicien comme le journaliste le nomme mal mais un chercheur et un professeur mais d'avant-garde et avec d'autres. Oui, cela peut manquer un peu de pragmatisme il est un intellectuel.

Serge Savard lui connaissait les affaires et le hockey et la politique même sans formation théorique, il baigne là-dedans depuis son enfance, sauf que le côté conservateur peut l'emporter et pareil pour un cerveau comme Lemaire qui est un autodidacte.

Alors que Guy Lafleur a été formé aussi en partie par les vrais intellectuels du hockey en plus de par les gens de son milieu conservateur. Un mélange des deux. Et son conseiller quand il était jeune était son enseignant de maths qui habitait chez lui et couchait même dans sa chambre, le monde vivait plus facilement la promiscuité ou avoir moins d'argent dans ce temps là.

La reconstruction proposée par Pelchat en 1983 et lui veut tout changer, page 16 :

http://collections.banq.qc.ca/lapresse/ ... 042904.pdf


Ses idées sont meilleures que celles de Savard et Lemaire mais il ne peut pas aller dans ce milieu. Et pas sûr qu'il le veut non plus.

C'est un milieu anti-intellectuel et mêmes les médias traitent une sommité de technicien. Un technicien ? C'est un gars qui a un DEC et qui suit les ordres de ses patrons mais attendez ton management peut être plus novateur et lui aussi pense. Tout le monde dans l'organisation ouverte contribue à la pensée.

Sauf que dans les équipes sportives, ils sont plus dans la métaphore de la machine (Gareth Morgan) et cela bloque ou ralentit l'innovation et avec le vieux management. Alors, ils ont beau faire des dites statistiques avancées quand le milieu n'est pas prêt à recevoir, cela va échouer.

J'ai donné par le passé le cadre de la performance des CPA, cela prend des facilitateurs.


Tu dois changer la culture d'entreprise , cela peut prendre du temps.

Mais le milieu est réactionnaire. Alors, perso, je suis plus proche du hockey universitaire et féminin à part de cela. L'avenir est là.

Sauf que commercialement, c'est vraiment pas pour tout de suite.

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25 nov. 2017, 10:51

Serge Savard dans le vieux cahier en partant parle du respect de l'autorité.

Conservatisme. La pyramide traditionnelle, aucunement une gestion participative ou la pyramide inversée mais il dit des bonnes choses aussi comme cela prend pas juste un leader dans la chambre,cela en prend au moins 20.

Formé sur le tas et connaisseur alors, progressiste-conservateur, les deux tendances sont en lui.

Alors que Christian Pelchat, c'était un prof de l'UQAM et d'avant-garde mais on sait pas la suite...

Il a pris sa retraite un moment donné ? Il a lâché prise car Hockey Québec ne l'écoutait qu'en partie?

C'est pas seulement le management c'est la philosophie hockey aussi et des joueuses et plein de gens parlent d'idées novatrices mais qui existaient il y a des 43 ans et qui ne sont appliquées que partiellement encore en 2017 alors que ceux qui réfléchissent savent qu'il faudrait les mettre en pratique de manière générale.

C'est pas juste le management et le management est aussi notre domaine à nous tout en respectant les entrepreneurs de chaque secteur. Cela ne doit pas venir du conseiller externe, c'est l'organisation sauf que le conseiller peut vous aider à voir clair à vous trouver.

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25 nov. 2017, 11:07

De A à Z... Un Joël Bouchard qui encensé dit soit des évidences soit des conneries ! Mais les journalistes lui embrassent le derrière et même Hockey Canada lui donne un haut poste.

Ce n'est qu'un diplômé du bord de la bande...

Allez rendez-vous avec les vrais et puis oui Jean Perron comme ex-joueur universitaire a été formé par Charles Thiffault, un vrai connaisseur mais qui dans la LNH était réduit a un rôle de technicien pour Bergie. Le petit tigre avait quand même un excellent instinct du jeu. L'instinct, est-ce suffisant ?

Pages 12 et suivantes :

http://collections.banq.qc.ca/lapresse/ ... -23_09.pdf


Page 10 aussi :

http://collections.banq.qc.ca/lapresse/ ... -29_09.pdf


Il fallait changer le hockey mineur, junior et avoir de l'universitaire canadien fort qui forme l'élite du sport.

Mais cela ne s'est pas fait. Ils passent plus par la NCAA ou ils continuent avec la LHJMQ sauf que les Québécois sont très peu nombreux à jouer dans la LNH.

Nous étions en avance sur les Russes au début des années '80, pas dans la LNH mais en recherche hockey, il fallait juste appliquer.

Les soviétiques des années ,60 avaient pris de l'avance mais les Québécois avec les années ,70 les dépassaient par après...

Sauf que ce sont les ex-joueurs qui ont eu le dessus.

Incluant Lemaire malgré une certaine ouverture ne voulait pas vraiment. Même en 1979, Bowman et Ruel voulaient copier les soviétiques après la Coupe Défi. Lemaire a dit que ce n'était pas le temps, qu'il fallait revenir au vieux style. Et ils ont gagné la Coupe Stanley.

Piton Ruel dans un match plus tard du Canadien contre l'Armée Rouge avait fait gagner son club et en pratiquant l'échec-avant intensif donc avec du Bob Gainey un peu de Réjean Houle et tout cela.

Alors ? Adieu, l'idée d'avoir du beau hockey offensif mais structuré, bien pensé comme les soviétiques. Une approche scientifique mais qui n'empêche pas la créativité d'un Lafleur au contraire.

C'est la fin de Lafleur qui gâche tout à Montréal, malgré les deux coupes et la finale sous Savard.

Patrick Roy dans les deux cas ou même trois ? Pour les deux coupes, beaucoup Jean Perron et beaucoup Jacques Demers mais lui c'était un effet placebo,donc temporaire mais archi-efficace.

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25 nov. 2017, 11:23

jon8 a écrit :
25 nov. 2017, 01:17


Ch'pense que les médias qui couvrent le CH prennent plus qu'une micro-dose de LSD le matin avant le boulot. Faudra surveiller ça les boys, ça commence à être gênant.

Faux, c'est l'inverse , ils sont dans le conservatisme mais celui des ''ignares''.... Des has been et avec les clichés et préjugés du milieu.

On est très loin du psychédélisme. Mais Bergevin avec ses costumes rappellent ceux kétaines des années ,70. Mario Duquette dans du tac au tac qui est le comptable de l'agence d'artistes et archi kétaine et sans goût. Bien Bergevin, il s'habille comme lui.

LSD ? Les Beatles !



Ils sont tellement plates et sans imagination que de fumer du pot devrait être un must avant de les lire ou de regarder une conférence de presse de Claude Julien ou de Michel Therrien avant.

Bon mais toi ? Tu es cortex... Et alors sans être réactionnaire, tu es cartésien plus dans la métaphore du cerveau que la machine mais peut avoir tendance à aller dans le contrôle.

Alors qu'au hockey comme en art et en étant visionnaire aussi dans une organisation , on peut avoir plus de créativité et viser le flow.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Flow_(psychologie)


Pour le CH et les lignes ouvertes c'est une THÉRAPIE DE GROUPE depuis longtemps, un téléroman et une télé-réalité.

Ils veulent sortir Bergevin mais n'ont pas de meilleures idées.


Il veut Quintal comme Président et go Julien Brisebois comme DG, bien oui, il a travaillé pour le CH.

Ils n'ont pas d'idées.

Perso ? Je vous ai dit Pascal Daoust mais peut-être dans 2,3 ou 4 ans.

http://lhjmq.qc.ca/article/les-foreurs- ... ons-hockey


Puis regardez Jack Han, juste quelques saisons avec les Martlets de McGill sous Peter Smith et il a un poste dans la LNH.

Le vrai connaisseur c'est Peter Smith. Mike Babcock le sait.

Le vrai coach de hockey, le meilleur coach de hockey de Montréal c'est Peter Smith, loin, loin devant Michel Therrien et très supérieur à Claude Julien. Mais il coach au hockey féminin ? Et alors ? Il connaît vraiment la game.

https://globalnews.ca/video/1762421/a-c ... ity-coach/


Sa carrière reste celle-là, quand tu es vraiment bon, pas besoin d'aller dans la LNH, tu restes à l'université.

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25 nov. 2017, 11:52

Je sais pas pourquoi, mais je savais que Verbo/Lecteur_curieux allait être stimulé par ce topic...

;)

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25 nov. 2017, 12:03

jon8 a écrit :
25 nov. 2017, 11:52
Je sais pas pourquoi, mais je savais que Verbo/Lecteur_curieux allait être stimulé par ce topic...

;)
C'est sûr que c'est long c'est un chose qu'on suit depuis des années.

Par ailleurs, tu t'identifies comme un businessman et ce n'est pas faux mais je t'identifie plus à un secteur précis et pointu et technique. Mais tu en as pas parlé.

Et c'est pareil pour le café, c'est l'expertise technique presque proche de l'artisan plus que le côté business.

Du management tu dois en faire aussi et avoir une expérience pratique mais tu es un diplômé en génie ou pas ?

Écoutez, bien oui ils peuvent être entrepreneurs, gestionnaires et en affaires.

Mais tu es plus dans le pointu et tu fais pareil pour le vin, les voitures aussi.

Tu es Geek et Hipster à la fois mais tu souris en pensant à ton ami qui a démoli le hipster alors que le gars n'était qu'un maudit fatiguant. Bon mais...

Verbo, parle trop pareil... Sa vision du hockey et aussi du management et des affaires pourrait couvrir des dizaines et dizaines d'années. Connaissance livresque ou plutôt anecdotique ?

Un mélange de tout cela ? Des expériences réelles, des rencontres, des lectures académiques, des lectures de journaux, etc.

Mais où est la synthèse de tout cela ? À chacun de faire la sienne... Sauf que Verbo, propose trop de contenu et impossible de tout digérer et là les gens pensent que c'est du vent...

Alors que ce sont des réelles observations.

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25 nov. 2017, 12:13

Les vrais intellectuels du hockey sur glace ont été tassés.

La LNH fait un peu de place à des kids. Jack Han, c'est un kid, diplômé en marketing mais qui veut travailler dans la LNH.

Ses recherches ne sont pas assez poussées.

Pareil pour Berkshire et le logiciel utilisé pour RDS. Ils se sont fait aidés par des universitaires mais ce qu'ils veulent c'est mettre en pratique.

Bien... Peut-être que c'est cela qu'il faut, être plus entrepreneur que ceux du passé.

Non mais mon exemple des années '60 avec l'industriel qui innove, l'idée de départ ce sont des universitaires qui l'ont mais lui ne les a jamais rencontrés. C'est son équipementier qu'il a rencontré et qui propose sa nouvelle machinerie. Hey, les économies que tu vas réaliser et en étant beaucoup plus vert pour l'environnement cela va être incroyable si cela fonctionne. Évidemment, cela marche pas du premier coup.

Mais est-ce que l'industriel nous a raconté la chose exactement comme elle s'est passée ?

Une autre personne l'ayant connu me dit qu'il prétend presque que c'est lui qui a inventé... Non, non... Il a innové , il a adapté, a aidé à mettre au point et rendre vraiment fonctionnel l'équipement, c'est un praticien, un homme connaissant son secteur comme le fond de sa poche. L'usine aussi. Même en y allant en pyjama s'il faut, c'est toi le patron, c'est toi le responsable.

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25 nov. 2017, 12:41

Back on track.

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25 nov. 2017, 12:41

Avant de continuer sur le CH comme business, je pense qu'il faut parler de la Ligue Nationale de Hockey comme business.

C'est une organisation qui a vécu 50 ans avec seulement 6 équipes.

Puis en 1967, 12 équipes.
En 1974, 18 équipes

Finalement on a grimpé à 31 équipes et le total de matchs joués par année n'a aucune commune mesure avec l'époque des 6.
Essentiellement, on compare le passé avec le présent et c'est totalement impossible. L'idée même de voir encore une dynastie comme le CH dans l'temps, c'est complètement risible.

La LNH a étendu le plus possible son beurre sur une toast. Tout a été fait pour égaliser la patente et plaire le plus possible aux 31 équipes, aux 31 marchés.
Ca donne ce que ça donne. D'un point de vue business/investissement, c'est probablement une très belle réussite (Molson va éventuellement (re) vendre, à ne pas en douter.. et il va avoir encaissé un 10-15%+ par année, tout inclus avec le gain en capital) et malgré la dilution, la NHL semble en bonne santé, financièrement parlant. C'est aussi un monstre, une grosse machine qui baigne dans l'huile, comparativement à l'organisation du milieu du siècle dernier.

Pour le fan? Là c'est un peu moins drôle. Pour tous les fans, de toutes les équipes, fatalement les chances de voir son équipe gagner la grosse coupe sont devenues plus minces. C'est le dommage collatéral d'avoir dilué la patente. Ça peut provoquer de la frustration pour les fans des équipes qui ont un passé glorieux. On se reconnait un peu ici ?

Encore une fois, d'un point de vue business, qu'est-ce que le président d'une équipe doit faire? Cultiver l'image de marque. S'arranger pour que, même pendant les inévitables passages à vide, l'équipe puisse continuer à jouir d'une bonne réputation, d'un aura positif qui va assurer un niveau de ventes respectable des produits/services... et maintenir la valeur de l'équipe.
C'est plate à dire au fan mais la froide vérité c'est que l'énergie doit être mise sur le marketing et les public relations avant même de se casser la tête avec ce qui se passe sur la glace. Ce qui se passe sur la glace, ça vient et ça part. Des hauts et des bas. C'est pratiquement secondaire, business-wise. C'est du court terme, à ne pas en douter....
Dans les faits, la dilution extrême de la NHL donne aussi un filet de sécurité: une équipe ne peut pas aspirer à devenir une dynastie mais elle ne va pas croupir au fond du baril non plus. L'exemple de Vegas me vient en tête tout de suite. C'est peut-être la meilleure preuve possible que la NHL d'aujourd'hui est diluée et égalisée au point où une équipe de l'expansion composée de tous les ''rejects'' de la ligue... puisse avoir une honnête chance de gagner les grands honneurs from season 1. C'est fou, quand on y pense....

Tu dois aussi vendre de l'espoir. C'est tout ce que tu peux offrir, anyway. Comme j'explique plus haut: rien n'est plus possible de garantir. Cet époque est terminé. Le concept de reconstruction n'est pas compatible avec la vente d'espoir. Impossible de garantir le long terme (le repêchage est une loterie, la qualité du millésime: incontrôlable, le développement des recrues: un gamble.) et impossible de vendre de l'espoir à court terme si on vise du long terme. Encore une fois, business-wise, l'espoir à court terme est celle qui est vendable. C'est aussi le seul qui fait du sens, dans le contexte actuel.

Ce que tout ça veut dire? Que ce n'est pas l'image d'un gros building qui implose dans un nuage de fumée, laissant place à une reconstruction complète, qu'il faut comprendre. Cette vision est complètement utopique et inapplicable ici.
Non, il faut voir ça comme un work-in-progress en continu: un gros navire qui doit naviguer 365 jours par année, sans jamais s'arrêter, et où les travaux d'entretien sont faits lors des arrêts dans les ports. Les opérations ne cessent jamais. Le mouvement n'est jamais arrêté.

Idem pour le CH, ou toute équipe de hockey, au minimum celle des gros marchés; le mouvement n'arrête jamais.

On ne cesse jamais de viser la victoire, ni pendant une saison, ni pendant une semaine, ni pendant un match, ni pendant une période. L'appétit pour la victoire demeure. Le niveau d'appétit varie d'un élément à un autre, bien sûr, mais le proprio et la haute direction, ainsi que le personnel d'entraineurs et les joueurs les plus fiers, eux, ils vont toujours avoir cet appétit là. Y a pas de switch ''OFF'' pour ça. Comme le navire qui navigue de port en port à l'année longue.

Le long terme, la ''construction'', la stratégie de fond... Ça, chers amis, c'est aux étages où il n'est pas question de ce qui se passe sur la glace, que ça se passe. Pis ça roule depuis une centaine d'années, sans jamais s'arrêter.

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25 nov. 2017, 12:42

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