FNC

par VanBasten

Avatar de l’utilisateur
VanBasten
0
0
7
5
3
Inscription : 18 mai 2017, 22:59

01 oct. 2017, 18:12

Le Festival du Nouveau Cinéma se met en branle cette semaine, pas mal de bon stock tentant le dernier Todd Haynes, Bruno Dumont , 2 Hong Sang-Soo le Lanthimos pis plein d'autres trucs cool genre Kitano . Le défi demeure toujours d'essayer de se construire un horaire en balançant les œuvres tentantes à découvrir qu'on ne pourra plus revoir et les valeurs sures qu'on pourra rattraper en salle par la suite, tout ça en attendant que le jour de la marmotte soit autre chose qu'un film-concept.


Je vais essayer entre une série de projections d'en glisser mot de temps en temps, ça commence le 4 avec en ouverture Blade Runner (Je n'y serai pas)


http://www.nouveaucinema.ca/en
Dernière édition par VanBasten le 03 oct. 2017, 18:00, édité 1 fois.

Avatar de l’utilisateur
Luc
0
0
0
7
8
Inscription : 10 juil. 2017, 09:55

03 oct. 2017, 12:00

Il y a pas mal de trucs alléchants là-dedans! Dont le Bruno Dumont : une comédie musicale sur Jeanne d'Arc que l'on dit "déjantée" dans le programme. Si c'est aussi déjanté que "Ma loute", son avant-dernier, ça vaut la peine d'être vu.

Avatar de l’utilisateur
VanBasten
0
0
7
5
3
Inscription : 18 mai 2017, 22:59

03 oct. 2017, 12:20

Le Dumont est dans les trucs que j'ai pu caser malgré que ça me fait manquer la projection de Sukiyaki Western Django , mais bon ça va avec le territoire, si on rajoute que ce n'est pas toujours évident de savoir ce qui va être distribué et dans quel contexte ça le sera. ça devient des choix cruels.

Default Avatar
pezzz
0
0
2
2
6
Inscription : 12 juin 2017, 13:35

03 oct. 2017, 16:29

Dumont est sans doute au top du cinéma français du moment (on attend le prochain Carax). D'ailleurs, watchez ben Jeanne d'Arc être à la première place du top de fin d'année des Cahiers. P'tit Quinquin l'avait été en 2014.

Avatar de l’utilisateur
VanBasten
0
0
7
5
3
Inscription : 18 mai 2017, 22:59

04 oct. 2017, 23:37

Bon ben demain les choses sérieuses ça commence, déjà une victime La caméra de Claire de Sang-Soo dont je ne parviens pas à caser pour des raisons de logistique.

Sans trop d'attentes je me tape Frost de Bartas avec Vanessa Paradis

http://www.nouveaucinema.ca/fr/films/frost


Dans le plus à mon goût, le Lanzmann

http://www.nouveaucinema.ca/fr/films/napalm


On refait Cannes avec cette offrande de Mysius

http://www.nouveaucinema.ca/fr/films/ava-lea-mysius


et on termine en mode un peu plus déconne avec le dernier Kitano

http://www.nouveaucinema.ca/fr/films/outrage-coda

Avatar de l’utilisateur
VanBasten
0
0
7
5
3
Inscription : 18 mai 2017, 22:59

06 oct. 2017, 08:22

Retour rapide sur ce que j'ai vu hier de Frost film qui relate la trop oubliée guerre civile en Ukraine avec l'histoire d'un couple d'humanitaires improvisés qui acceptent la tâche de livrer de l'équipement, je retiendrai de ce road movie, qui prend un discours un peu laborieux par moments, une dernière partie bien soignée alors que les personnages se retrouvent en zone de conflit qui amène du sens à l'ensemble et ce que l'on a vu précédemment.

Napalm de Lanzmann fut pour le moins déconcertant, on pense que le sujet sera la Corée du Nord et qu'on en apprendra un peu plus sur la contrée du leader à la coupe de cheveux particulière et on se retrouve plutôt avec les mémoires d'un libidineux qui mate des jeunes coréennes assez jeunes pour être ses arrières-petites filles !

En rayon découverte j'ai pu voir le premier long-metrage de Léa Mysius titré Ava , des scènes aux idées foisonnantes et aux influences multiples pas toujours maîtrisées mais tout de même enivrantes , la photographie est superbe (Le film fut tourné sur pellicule) , les acteurs peu connus pour la plupart sont fascinants à voir évoluer dans ce décor proche de la frontiè;re espagnole , le film est charnel à souhait, le récit met en scène une jeune fille qui apprend qu'elle va perdre graduellement la vue, pas de misérabilisme mais plutôt une ode à la vie.

Le Kitano (Outrage coda) navigue dans les mêmes eaux que les films précédent de la série (l'absurdité du code d'honneur, de la loi du talion et la façon d'utiliser ses codes pour justifier ses intérêts personnels ), un espèce de Ghost Dog cuisiné à la façon du réalisateur de Sonatine, sympathique mais pas vraiment essentiel, par contre si pour vous un festival se doit d'avoir un quota de morts violentes ce film devient un must !

Avatar de l’utilisateur
VanBasten
0
0
7
5
3
Inscription : 18 mai 2017, 22:59

06 oct. 2017, 11:07

Encore en mode réflexion pour ma programmation d'aujourd'hui, je ne suis pas fana des films sanglants mais j'avoue que ce texte me donne le goût de me pointer à l'adaptation de Manchette

http://www.ungrandmoment.be/critique-la ... -cadavres/


http://www.nouveaucinema.ca/en/films/la ... s-cadavres


Dans mes certitudes du jour ce sera l'autre Sang-Soo offert

http://www.nouveaucinema.ca/en/films/the-day-after


et l'Ours d'argent de Berlin

http://www.nouveaucinema.ca/en/films/felicite

Avatar de l’utilisateur
VanBasten
0
0
7
5
3
Inscription : 18 mai 2017, 22:59

07 oct. 2017, 10:44

Si j'étais plutôt dubitatif au sujet de ma sélection de jeudi, pas d'insatisfaction au sujet d'hier, trois œuvres différentes mais néanmoins laissant des marques indélébiles sur notre âme de cinéphile.

Le premier tout en sobriété du célèbre réalisateur coréen Sang-Soo titré The day after, fidèle à ses habitudes, il conserve sa méthode minimaliste une caméra fixe qui utilise de façon minutieuse et parcimonieuse un zoom ou un plan panoramique pour suivre les joutes verbales des protagonistes, pas de flafla et ça marche. Le récit Rohmerien à souhait raconte les déboires et errements sentimentaux d'un espèce de Jean-Paul Belleau du coin tentant tant bien que mal de manipuler conjointe , maîtresses et employés involontairement impliqués dans ses histoires. Majeur peut-être pas mais néanmoins pertinent.


Le second beaucoup plus épique dans sa mise en scène nous amène en plein Congo et raconte l'histoire d'une chanteuse indépendante de corps et d'esprit qui voit sa vie bouleversée à l'occasion de l'accident de son fils, sans filet social la dame doit se démener pour faire guérir son fils. La première partie n'est pas sans rappeler le cinéma des Dardennes , en particulier la façon de suivre la protagoniste caméra au poing, mais le souffle épique amplifiée par la grâce de l’héroïne rappellera davantage le magnifique Lola De Brillante Mendoza . La seconde partie partie est moins nerveuse plus onirique, le contraste dans la façon de filmer le jour et la nuit est enivrant. Félicité a gagné un Ours d'Argent à Berlin et sans être en mesure de commenter la compétition Alain Gomis est loin d'avoir volé ce prix.

And now for something completely different, on a complété notre périple cinématographique dans l'univers complètement pété du duo Cattet-Forzani qui a repris Manchette. Laisse bronzer les cadavres est un film visuellement et auditivement stupéfiant, dans la continuité de leur œuvres précédentes , les sons sont exacerbés et les effets visuels assaillent les sens avec une maestria assourdissante. Le récit de Manchette n'est que prétexte, exit le commentaire social ou voire la mise en contexte des personnages, pour une mise en scène fantasmagorique , les clins d’œil aux Westerns spaghetti, à Morricone, et au Giallo abondent. Gros plans, ralentis , effets visuels hallucinatoires bref la totale.

L'histoire du moins ce qu'il en reste évoque des voleurs à la suite d'un cambriolage investissent un lieu en retrait tenu par une artiste anarchiste , la police s'en mêle et la schnoutte poigne la fanne comme diraient les chinois bref un espèce de porno pour les amateurs de films d'action , maintenant quelqu'un à un kleenex ?

Avatar de l’utilisateur
VanBasten
0
0
7
5
3
Inscription : 18 mai 2017, 22:59

07 oct. 2017, 12:08

L'horaire d'aujourd'hui, pas mal en mode découverte alors que je connais peu ou pas ces réalisateurs.

http://www.nouveaucinema.ca/en/films/la ... u-jai-nage


suivi de

http://www.nouveaucinema.ca/en/films/th ... ng-factory


et on termine avec

http://www.nouveaucinema.ca/en/films/headbang-lullaby

Avatar de l’utilisateur
VanBasten
0
0
7
5
3
Inscription : 18 mai 2017, 22:59

08 oct. 2017, 11:34

Des fois la vie de festivalier c'est comme une boîte de chocolats bon vous savez la suite... me sentait un peu comme Forrest Gump hier alors que les pépins ont comme troublé le fleuve tranquille de ma vie cinéphile pépère. Ma pièce de résistance The Nothing factory a vu sa projection annulée, mon plan B pour la même période Loveless qui était présenté dans la salle voisine n'a pu se faire because les quotas d'admission pour les détenteurs de passe étaient atteints.

Bref plus rien à faire, monté St-Denis pour faire des emplettes , essayé de me trouver une place au Nil Bleu pour y aller bouffer, l’accueil fut tellement froid et vu que la madame n'a pas cru bon m'offrir une réservation, je n'ai pas cru bon de revenir plus tard à l'heure du service. Mangé plutôt tranquillos chez moi et ma sieste d'après-repas a duré tellement longtemps que j'ai scrappé la case horaire du début de soirée, quand ça va mal...

On a quand même pu voir deux offrandes possédant certaines thématiques communes, en mode naïf et surtout poétique La nuit où j'ai nagé raconte les péripéties d'un jeune gosse délaissé par son père (trop occupé par son boulot) qui s'aventurera hors de l'école. Tourné sans paroles ce film charme par sa sobriété , sa légèreté, sa douceur et le jeu de l'acteur principal. Bref cute mais en aucun temps racoleur et encore moins saccharinesque .On en dira le moins pour mieux vous le faire apprécier.


Les enfants sont encore en évidence dans The Florida project, de plus en plus le cinéma Américain s'intéresse aux laissés pour compte des États-Désunis d'Amérique. Dans la lignée de Southern Beasts et un peu d'American Honey (Je sais ce dernier n'est pas Américain ) le film pose ses yeux vers ces marginaux tenus à l'écart du rêve Américain ou la précarité est constante. On se retrouve donc dans un ghetto version 2017 , un motel très cheapo pas loin d'un Complexe Disney ou se retrouvent des gens qui y vivent parce que c'est pas mal leur seule option. L'intérêt du film est que cet espace on le visite principalement à travers les yeux des enfants fouilleurs chapardeurs et casseurs , sans véritable supervision, sans manières, leur façon de se distraire est de foutre le bordel un peu partout à la grande joie des spectateurs, pour vous donner on fait connaissance de nos jeunes alors que pour se distraire ils postillonnent à tour de rôle sur un véhicule garé et envoyant joyeusement paître ceux qui leur font la morale!

L'écosystème qui rend minimalement acceptable ce mode de vie on le verra au cours du film est très fragile et avec des acteurs aussi instables qui nos protagonistes l'équilibre se rompt avec des conséquences dramatiques. Porté par des acteurs majoritairement inconnus outre Defoe et une mise en scène pleine de fraîcheur, critique de la société de consommation et de l'échec des services sociaux, la conclusion du film est assez virulente à cet effet ce film risque d'être un des must de la saison

Avatar de l’utilisateur
VanBasten
0
0
7
5
3
Inscription : 18 mai 2017, 22:59

09 oct. 2017, 11:52

Tour rapide de la journée d'hier pu voir Rey, l'histoire du Français qui voulait devenir Roi de Patagonie, quel titre ! En quelque part entre du théâtre et du cinéma expérimental, personnages de papier mâchés, effets spéciaux rajoutés pour simuler la mutilation de pellicule, je doute que ce fut tourné sur ce support, ce film-ovni mérite sa place dans la section Les Nouveaux Alchimistes, côté informatif on peut se demander toutefois si côté éducatif un format plus classique n'aiderait pas notre compréhension.

Toujours en mode pas de côté, on a apprécié une version décalée de la Belle au bois Dormant titrée Belle dormant qui se déroule en l'an 2000 c'est déconcertant mais pas désagréable , les fans de Cocteau devraient prendre leur pied.


Dans la catégorie Sportopic pu visionner Borg-McEnroe, le concept est intéressant alors qu'à l'époque on exacerbait les différences entre les 2 étoiles du tennis, le film démontre que derrière la façade superficielle certains points communs liaient les 2 rivaux. À défaut de leur ressembler physiquement , les acteurs font un superbe travail d'interprétation. On reprochera toutefois le côté verbeux du film.

Finalement terminé avec le récent Trier titré Thelma , empruntant aux codes de films tel l'Exorciste ou Carrie mais de façon plus cérébrale on raconte l'histoire de Thelma jeune femme entreprenant des études supérieures qui possèdent des pouvoirs extra-naturels. Un brassage d'idées qui traite autant de croyances religieuses, de la cruauté de l'adolescence , du fardeau familial , d'homosexualité et de médecine. Préparez-vous à discuter avec le conjoint/conjointe à la suite du film.

Avatar de l’utilisateur
VanBasten
0
0
7
5
3
Inscription : 18 mai 2017, 22:59

10 oct. 2017, 12:52

Pas vraiment le temps de commenter longuement , j'ai comme fait la grasse/grâce matinée , mais vu le très solide Loveless, pas mal dans la lignée des films Russes pas jojo mais ça fesse. Pu voir le récent Desplechin, Les fantômes d'Ismael de très bon niveau avec de superbes acteurs bref un classique Desplechin